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Écriture de romans

Quand on endosse la carrière de journaliste, on développe un rapport intime à l’écriture. On en vient rapidement à rêver de fiction. J’ai démarré de nombreux livres, sans en finir aucun. Mais un jour, le mot « polar » a été soufflé à mon oreille. Je ne m’étais jamais imaginée en auteur de romans policiers… Et pourtant, la perspective s’imposa comme une évidence. Rassurée par la similitude entre enquête journalistique et enquête policière (appréhender un sujet à 360 degrés, rebondir d’information en information, utiliser la psychologie quand nécessaire, etc.) et par les prérequis de la littérature de genre (suspens, crimes, enquêteur, coupable…), je m’y suis plongée avec délectation. J’ai pris un plaisir immense à inventer des personnages — tel que le capitaine David Sterling, directeur d’enquête au 3e DPJ de Paris —, à les faire évoluer, dialoguer. J’aime imaginer un monde, une énigme, une progression narrative, mais aussi intégrer au récit mes observations sur les sentiments humains, la vie en société…

Le premier polar, Le Chat qui ne pouvait pas tourner, est aujourd’hui en vente sur Amazon. Le deuxième, Homo associatus, circule entre les mains de quelques éditeurs, ce qui est également le cas pour le troisième. Et je réfléchis déjà au quatrième, la fiction faisant désormais écho à mon travail journalistique, notamment sur le plan stylistique, comme un double devenu indispensable.

En démarrant l’écriture du premier polar, je ne savais pas si j’irai au bout de mon intrigue. Et j’y suis parvenue, non sans mal. Mais la fin de ce roman initiatique m’a tout de suite donné envie de poursuivre à travers un deuxième opus. Envie de transmettre, de travailler le style, de construire une nouvelle histoire, mais aussi, surtout, de prolonger la vie de mes personnages récurrents. Ils sont au nombre de dix. Il y a tout d’abord le capitaine du 3e district de police judiciaire, David Sterling. Quarantenaire désabusé, il évolue au gré des rencontres et des enquêtes. Mais c’est surtout un policier au flair incontestable, qui dirige à sa manière une équipe d’enquêteurs qui le challenge parfois et le complète souvent. Il y a Jojo, Fred, Juliette et Justine (dites les Juju) et le jeunot, Thomas. Et il y a des commissaires qui changent selon les romans, sans oublier le médecin légiste, Angélique Garcia, avec qui Sterling entretient une relation particulière. L’entourage de mon personnage principal est également présent dans chaque roman, une façon de mettre en lumière son histoire personnelle, sa psyché, ses démons…